WILD HORSES COUNTRY DANCERS

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DE L'IMPACT DES CHAMPIONNATS SUR L'AMBIANCE DANS LES CLUBS



ANALYSE



Note de la rédaction
 
Cet article n'engage que moi. Il est l'expression de six années d'expérience (tant au sein d'un club, qu'au sein de l'ex-fédération belge (BCWDA) ainsi qu'aux réunions des fédérations d'autres pays).
 
Il a pour intention de permettre à ceux qui le liront d'être avisés des problèmes qu'ils peuvent rencontrer en accèdant aux compétitions.
 
Ceci est de l'information et rien d'autre.
 
Que ceux qui veulent y voir autre chose ne perdent pas leur temps à lire cet article.
 
Daniel Steenackers
Novembre 2002

A. LA VISION


Il y a différents "type" de membre dans un club:
- celui qui n'a jamais dansé ou jamais fait partie d'un club de danse country
- celui qui vient d'un autre club
- celui qui a déjà fait de la danse (mais pas de la line dance),


1. La vision du nouveau membre

Un nouveau membre qui entre dans un club trouve dans "son club" une ambiance qu'il appréciera. Il est nouveau et ne "connaît" encore personne. Donc tout va pour le mieux. Au départ, il y vient pour diverses raisons :
- il aime la musique country
- il a envie de partager une passion (celle de la musique et/ou celle de la danse)
- il veut se faire des copains (parcequ'il se sent seul)
- il a envie d'apprendre des danses parcequ'il a vu cela lors d'une soirée ou d'un festival
- il a entendu dire par une connaissance que la country était "une grande famille"
- il veut se "délasser"
- il veut "qu'on le remarque"

Il en arrive donc à prendre une décision sur base d'une de ces motivations et le voila "embarqué"
Il est tout à fait normal qu'il ne sache pas quelles sont les motivations des personnes qu'il va rencontrer dans ce "monde de la country". Pendant quelque temps, il prendra du plaisir à "découvrir". Tout est nouveau et il "apprend" des danses mais il n'a toujours pas envie "d'apprendre à danser".


2. La vision du membre venant d'un autre club

Sa motivation est toute différente. Soit il a quitté parcequ'il n'aimait vraiment pas ses compagnons de cours, soit parcequ'il n'aimait pas la façon dont les cours étaient donnés, soit il ne trouvait plus "sa place" dans son ancien club. Il croit, en arrivant dans un club qu'il ne connaît pas (où qu'il croit connaître en fonction des "rumeurs") qu'il n'y trouvera pas les mêmes problèmes qu'avant. Là aussi, le membre se trompe parceque tous les clubs connaissent les mêmes problèmes (voir B. Problèmes connus par les clubs).


3. La vision d'un danseur autre que country

Il a déjà goûté à la danse et il veut connaître autre chose. Généralement c'est une personne qui est plus discrètes et qui vient pour "apprendre". En fonction de sa mentalité, ce type de membre évoluera vers l'une des catégories reprises ci-dessus ou bien il restera un "anonyme" (c'est-à-dire quelqu'un qui ne veut se mêler de rien et qui se "délasse" gentillement). De loin la personne qui posera, dans ce dernier cas de figure, le moins de problème aux autres membres ainsi qu'aux responsables du club.


B. PROBLEMES CONNUS PAR LES CLUBS


1. Problèmes pour les membres

Après un certain laps de temps, un membre peut en avoir "assez de ne faire rien d'autre que d'apprendre de nouvelles danses". Il se demande aussi pourquoi il les apprend. En effet, si un membre, au départ, peut se dire qu'il veut apprendre des danses pour les danser lors de manifestations publiques (bals, festivals, etc...), il se rend vite compte, au fil de ses sorties, que tous ne dansent pas la même chose et que c'est plus par besoin de montrer ce que l'on connaît que pas envie réelle de danser que de nombreux danseurs se retrouvent sur la piste de danse. Il veut toujours apprendre les danses "à la mode" sans tenir compte des envies des autres membres. Il ne se rend non plus pas compte que ces danses ne durent qu'un moment très court et qu'elles seront vite remplacées par de nouvelles danses. Il est impossible de suivre cette tendance tant il y a de nouvelles danses. De plus, nombreuses sont les danses qui ne peuvent se danser que sur un morceau de musique bien précis. Si les orchestres ne les ont pas dans leur répertoire, impossible de les danser sur une autre musique. Et quand les orchestres les ont intégrées, elles sont dépassées.


1. Problèmes pour les responsables

On attend des responsables des clubs qu'ils répondent à toutes les demandes, à savoir :
- de ne pas avancer trop vite (pour les membres qui éprouvent plus de difficultés)
- de ne pas avancer trop lentement (pour les membres ayant plus de facilités),
- de ne pas trop faire de danses de championnats (pour les membres qui ne font pas de compétition),
- de revoir souvent les danses de championnats (pour les membres qui participent aux championnats),
- de faire le plus de sorties possible,
- d'organiser de nombreuses d'activités,
- de ne pas apprendre des danses trop difficiles ou au contraire des danses élaborées,
- de revoir régulièrement les danses apprises,
- de ne pas trop souvent redanser les danses apprises mais apprendre plus de nouvelles danses
- de recevoir les musiques sur CD,
- de recevoir les fiches techniques des danses enseignées

Ceci n'est qu'un petit aperçu des demandes qui peuvent émaner des membres d'un club. Elles sont inconciliables. Il est impossible de contenter tous les membres EN MÊME TEMPS. Par contre, on peut moduler les cours en fonction des différentes demandes et attentes. Mais pour cela, il faut que les membres aient le RESPECT des autres.
En ce qui concerne les sorties et les activités, le problème le plus fréquent est que seule une petite partie du groupe y participe et que dès lors, il est toujours risqué d'organiser quoi que ce soit, ne sachant pas quel sera le taux de fréquentation.
Pour ce qui est des musiques sur CD, si certains club les fournissent, c'est à leurs risques et perils. En effet, cette pratique est du piratage et la SABAM compte bien y mettre un peu d'ordre. Il en va de même pour la diffusion de ces musiques lors des cours. En Flandre, la SABAM doit, depuis deux ans déjà, être payée par toutes les écoles de danse. Le reste du pays suivra, normalement en 2003.
Les fiches techniques, même traduite en français, sont souvent source de problèmes pour les membres qui ne sont pas habitués à "visualiser" une danse sur papier. De plus, le jargon utilisé leur est souvent incompréhensible. Ils ont appris une danse lors du cours et commencent à douter lorsqu'ils ont la fiche technique entre les mains.


C. PROBLEMES POSÉS PAR LES CHAMPIONNATS ET LES "CHAMPIONNEUX"


Après un certain temps, nombreux sont les clubs qui pensent s'engager (ou engager certains de leurs danseurs) dans les méandres des championnats. Il est vrai qu'il est lassant de ne faire qu'apprendre de nouvelles danses sans pouvoir "jauger" de son niveau en tant que danseur.

Mais il faut tenir compte de la MENTALITÉ des gens. On constate qu'une personne qui n'a que peu de"poids" ou que peu d'importance dans sa vie professionnelle ou familiale, est beaucoup plus vite intéressée par la compétition. Cette réaction est normale puisqu'elle permet à cette personne de se trouver "une place" par ce biais là. En soi, ce n'est pas bien méchant et si quelqu'un se sent mieux dans sa peau grâce ainsi, tant mieux. Mais il ne faut pas que ce choix importe des problèmes au niveau du groupe.

Un danseur qui franchit le pas des championnats peu, en fonction de sa personalité, prendre deux directions bien différentes :
- il prend les championnats comme un défi qu'il se lance et tâche de se surpasser
- il considère que les championnats sont une façon de se différencier des autres membres (qui eux n'y participent pas)

Et c'est là que les premiers "affrontements" peuvent avoir lieu. Pensant honnêtement trouver des personnes semblables à lui dans son club, notre apprenti danseur se rend vite compte que nul n'est semblable et que les motivations de certains ne sont pas des plus louables. En effet, certains "championneux" ont un sentiment de supériorité qui peut être très déplaisant pour ceux qui, tout comme eux, font partie d'un groupe, mais se sentent exclus parceque ne participant pas aux compétitions. La cohésion du groupe s'en ressent et l'ambiance peut rapidement se dégrader.
De plus, les "championneux" qui choisissent les compétitions, non pas pour eux mêmes, mais bien pour "montrer aux autres", trouvent aussi une concurrence entre eux.
Bref, ils veulent toujours être les meilleurs, les premiers, les exemples.
Si leur position au sein du groupe passe au second plan, il n'en reste pas moins vrai que leur motivation première compense largement ce "rejet" fait par les autres membres (rejet qu'il ne perçoivent même pas la plupart du temps).
Par contre, s'ils ne peuvent rester en première ligne (parcequ'un autre membre prend l'ascendant), ils quittent le plus souvent le groupe.
C'est regrettable mais c'est souvent la moins mauvaise solution pour l'ensemble du groupe.


Mais ces situations laissent souvent des traces et si l'on fait le bilan, on se rend compte que la communauté a perdu "quelque chose".

Les responsable de club ont donc un autre problème à solutionner. Il ne peuvent pas empêcher ceux qui le souhaitent d'accéder à la compétition mais ils doivent aussi tenir compte de la cohésion et de la bonne entente qui doit règner dans le groupe. Comment faire ?

Il faut chosir. Et choisir c'est renoncer. Ou bien on s'engage sur le voie des comptétions et on ne répond plus aux attentes des nouveaux membres (ce qui est une erreur en soi puisque ce sont les nouveaux membres qui, plus tard, pourraient devenir des compétiteurs), ou bien on ne parle pas compétition et l'on conserve une certaine cohésion au sein du club (ceci est une autre erreur, puisqu'alors ceux qui veulent concourir quitteront le club qui ne leur apporte plus ce qu'ils attendent). Mais ne vaut-il pas mieux sacrifier une minorité pour la majorité ?

La solution se trouve peut-être ailleurs. L'UCWDC (seul organisateur reconnu des championnats) a sous sa coupe des fédérations nationales. En Belgique, la toute jeune fédération (elle est née en 2002) est en mesure de dispenser des cours spécifiques aux championnats. Il vaut peut-être mieux communiquer aux membres souhaitant entrer en compétition, de s'y rendre en leur stipulant quand même que ces cours n'existent qu'en néerlandais actuellement (même si des efforts sont effectués pour que les francophones puissent aussi comprendre quelque chose).
Mais attention, il ne faut pas que les problèmes énoncés ci-dessus se posent. Il faut donc espérer que le membre accède aux compétitions afin de s'évaluer, de tenter de s'améliorer et de se surpasser. Dans le second cas de figure, il faut espérer qu'il ne revienne plus au club afin d'éviter les désagréments à l'égard des autres membres. Et l'espoir fait vivre !...

Texte néerlandais

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